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L'arbre musical de Mercedes Audras réunit toutes les ramifications de la pop française au fil des collaborations en pointillés, de parrains prestigieux, de duos éclatants (Etienne Daho, Les Innocents, Les Valentins, Katerine, Françoiz Breut...). Mais où était-elle donc passée ? Elle faisait une série de concerts à quatre mains avec Edith Fambuena, participait à des bandes originales de films (« Pourquoi pas moi ? » ou « En quête » de sa sœur Maria), réalisait les ambiances sonores de pièces de théâtre (« Lettres mortes » mis en scène par son autre sœur Rosario), enregistrait un album (en espagnol) « 2002 » qui séduisait l’Espagne et son Argentine natale. |
La revoilà en pleine
forme, libre et curieuse, pudique et déterminée, douce et
électrique. Mercedes chante d’une voix qui vient de loin
à la fois ferme et sensuelle des morceaux pleins de soleil et d’énergie
avec des guitares pop-rock, nerveuses et mélodieuses qui enrobent
des chansons comme « Les Deux qui s’aiment », «
Fracas » ou « Pensando en ti », un morceau composé
par Nic Dembling (Comateens). Jean-Louis Pierot (ex-Valentins) est venu
poser son orgue sur « Même si le temps » ou un célesta
sur « La Nuit », un titre noire au goût du Velvet. L’autre
face de Mercedes, ce sont ses ballades tristes sur les amours incertaines
et d’apaisantes envolées folk comme « Tu ne dis rien
» et « Peu de mots », chanson-clé de l’album. Si l’on cherche bien, on trouve aussi une reprise speed avec trompettes éclatantes de Julio Iglesias, des clins d’œil à Twin Peaks, de David Lynch et donc à Angelo Badalamenti. Enfin, dernière bonne nouvelle : l’amie Edith Fambuena est présente sur certaines chansons aux guitares, aux arrangements et à la réalisation. |
Mercedes Audras |
Edith Fambuena |